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 how long have you been alone ? || ft kim cheol su

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pseudo : Shu' avatar : kim minseok - xiumin date d'inscription : 04/11/2015 messages : 84

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MessageSujet: how long have you been alone ? || ft kim cheol su   Sam 14 Nov - 1:46

how long have you been alone ?

cheol su & xiao lu
▬ please don’t hide, don’t hide, please ... how long have you been crying ? you… ♫

C’était le genre de journée interminable pour Xiao Lu. Il aurait même pu dire que c’était le genre de journée détestable. Il n’aimait pas le samedi. Il détestait le samedi. Il y avait trop de monde, et Xiao Lu était tout seul. Il avait beau n’ouvrir qu’à partir de dix heures, ça ne désemplissait pas jusqu’à huit heures au soir. De ce fait comme tous les samedis afin d’éviter d’être pris de cours, il préparait toutes les pâtisseries et autres viennoiseries à l’avance afin de ne devoir que les cuire une fois au café, et pour cela s’était levé aux aurores. Ce n’est pas comme s’il dormait bien non plus. Mais c’était un Xiao Lu avec des cernes un peu plus prononcées et sourire fatigué qui accueillait généralement les clients. Mais heureusement qu’il était efficace. Très efficace, si bien que de nombreux clients connaissaient son manège. Trois commandes sur son petit calepin à côté de la caisse, et il passait à l’arrière sur son plan de travail pour faire travailler les machines et préparer son plateau. Entre temps il avait le temps d’en écrire trois autres, d’aller servir en salle et de revenir pour continuer son manège. Et toute la journée c’était la même chose. Si bien qu’au soir Xiao Lu aurait très bien pu s’endormir derrière le comptoir. Mais non, il avait son lit à l’étage, tout allait bien, et d’ici une demi-heure après la fermeture du café il pourrait aller se coucher directement et hiberner tout son dimanche.

D’ailleurs il allait bientôt devoir fermer. Huit heures trente approchait et heureusement il y avait de moins en moins de gens à cette heure là. Il pouvait encore compter quelques lycéens près de la vitre, un couple non loin de son comptoir mais également une personne seule plus loin le regard dans le vide, pensif. Attrapant un torchon et de quoi nettoyer les tables, il commença tranquillement à nettoyer la plupart des tables vides, pestant doucement sur les taches de café sur le bois de celle-ci, avant de retourner les chaises elles également en bois massif sur les tables. Il annonça d’ailleurs que le café n’allait pas tarder à fermer, et salua le couple qui venait de se lever près à partir. Bien vite ce fut également les étudiants qui suivirent, la plupart lui lançant des ‘au-revoir’ et des promesses de passer dans la semaine après les cours. Continuant de son côté son manège il s’arrêta après une énième pour s’appuyer contre celle-ci, un soupir aux lèvres. Ce n’était pas qu’il n’aimait pas son travail, non loin de là, juste que de gérer le café tout seul était quelque chose de totalement épuisant. Il faudrait vraiment qu’il songe à engager quelqu’un, parce que là, ça devenait de plus en plus dur. C’est sûr qu’au début il n’avait qu’une petite clientèle, mais très vite les gens avaient commencés à affluer, et puis l’Azalea était bien placé sur un coin de rue non loin de la place centrale.

Se retournant pour continuer son nettoyage, il voulait vraiment être chez lui pour neuf heures, Xiao Lu poussa un cri assez peu masculin en se trouvant nez à nez avec le client qui avait eu le regard dans le vide un peu plus tôt. Bondissant en arrière, il fut bien vite en train de s’incliner plusieurs fois murmurant des excuses assez rapidement. Comment avait-il pu oublier le client. Pris dans sa frénésie et sa fatigue, il l’avait totalement occulté. Pourtant il était difficile de l’oublier, l’homme semblant avoir un charisme assez fort naturellement quoi que pas si imposant que ça malgré tout. Non c’était le genre de personne que Xiao Lu aurait considéré de classe dès le premier coup d’œil. Absolument tout son inverse avec son mètre soixante-cinq, ses joues de hamster, et ses yeux de biche. Non ce n’était pas une image noble et classe qui se dégageait de lui, mais plutôt celle d’une petit animal de compagnie. Même son nom confirmait cette théorie. Xiao Lu, faon, les symboles de petit et de cerf. On ne pouvait décemment pas faire plus mignon comme prénom. Et le pire c’est qu’au grand désarroi du barista, ça lui collait à la peau. Mais le problème n’était pas là. Il avait totalement occulté un client !

« Je suis désolé, vous … Vous … Je pensais que vous étiez parti. » termina-t-il bêtement et assez lamentablement avant de se ré-incliner de nouveau. « Je ferme normalement à huit heures trente et … Enfin … je … je suis désolé. » Il s’embrouillait le Xiao Lu. Quoi qu’il ait voulu dire, les mots n’arrivaient pas à sortir.

Toujours incliné devant le client, il espérait ne pas avoir trop paru impoli. Ce n’était pas son genre. Tout comme ce n’était pas son genre de prendre la situation avec calme. Non dans la tête de Xiao Lu c’était la panique totale alors qu’il n’y avait en soi véritablement aucun problème. C’était juste un client qui n’avait sans doute pas entendu la voix calme de Xiao Lu annonçant la fermeture, et de son côté il n’avait juste pas prêté attention à si tout le monde était sorti. Rien de dramatique. Il s’était retourné, avait eu peur, avait hurlé comme une fille, soyons honnête, et bondi comme un animal sauvage. Rien de dramatique. Mais c’était hélas dans le caractère de Xiao Lu, et c’était bien dommage hélas. Une peur effarante de tout ou presque, un caractère soumis, docile, et une tendance à toujours reporter la faute sur lui. Un triste portrait d’un barista qui avait pourtant toujours le sourire.  Mais ce n’était pas tout de sourire et de parler avec les gens, non le plus dire c’était de se lier, et ça c’était une épreuve pour Xiao Lu.

« Je peux vous aider pour quelque chose ? Vous aviez l’air ailleurs ? Préoccupé ? » retenta-t-il avec un léger sourire, tentant de calmer les battements de son cœur toujours erratique suite à la frayeur qu’il avait eue.





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MessageSujet: Re: how long have you been alone ? || ft kim cheol su   Sam 14 Nov - 21:42


how long have you been alone ?
Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.
Depuis combien de temps était-il là? Il fronça les sourcils, soucieux et presque en colère. En colère contre lui même, contre son incapacité à aborder qui que ce soit, cette sensation qu'il ne devait pas parler aux gens d'ici, il ne devait pas contaminer ces braves personnes avec son âme souillée.
Il était arrivé depuis plus d'un mois, un mois à vivoter, vivant comme un clochard sans le sou, vivant comme il ne l'avait jamais réellement fait. Il était resté dans sa solitude, accomplissant des petites tâches sans importances et surtout qui ne lui rapportaient pas de quoi vivre décemment. Il s'était trouvé une petite chambre coincée entre deux immenses immeubles, un taudis dans lequel sa vie semblait bien pitoyable. Pourtant il savait qu'il avait fait le bon choix.
Il fronça un peu plus les sourcils lorsque son ventre gargouilla; il n'avait encore rien avalé de la journée Il tourna la tête, un peu hagard et son regard se posa sur la devanture d'un café, grouillant de monde Cheol Su grimaça et fit un pas en arrière et pourtant quelque chose le retint de faire demi-tour, que risquait-il à aller boire  un café dans cet endroit qui lui paraissait si agréable ?
Le jeune homme avança finalement, d'un pas décidé et pénétra dans l'enceinte du café, la bonne odeur de café et des pâtisseries lui sauta au nez et surtout fit bondir son ventre d'envie. Que ça sentait bon ! Cheol Su observa le monde, il était déjà six heure et pourtant les gens ne semblaient pas vouloir partir, une queue assez importante se tenait devant lui et le jeune homme prit une place dans la file, impatient comme jamais de goûter ce qui était à l’origine de cette si délicieuse odeur.
La file avançait doucement mais sûrement et Cheol Su finit par apercevoir le jeune serveur derrière le comptoir, il prenait des commandes,les notaient rapidement et disparaîssait on ne sait où derrière pour réapparaître quelques minutes plus tard, chargé de victuailles et allait servir les clients en salle. Cheol Su observa le jeune homme répéter ces gestes pendant de longues minutes et la tête lui tourna. Ce petit être, il fallait bien reconnaître qu'il était assez petit, plutôt mince et semblait surtout exténué, était-il toujours seul ? Les minutes défilèrent rapidement et Cheol Su passa commande, le jeune serveur était poli mais semblait trop pressé pour réellement faire attention à chacun de ses clients. Il n'en prit pas ombrage et se sentit au contraire reconnaissant ; il alla s'installer et attendit sagement que le jeune homme aux yeux incroyablement féminins lui amène sa commande.
Cheol Su observa le jeune homme pendant une seconde ou deux encore et finit par détourner son attention et regarda  sa précieuse commande qui lui avait coûté tout le peu qu'il possédait -officiellement -. Il prit une bouchée et fut satisfait, grandement satisfait, il fit glisser le tout avec une gorgée de son café noir et apprécia encore plus.
Le temps passa et les pensées dérivèrent avec lui ; il devait absolument trouver un travail, il devait envoyer de l'argent à sa tête il devait trouver une couverture, un moyen qui lui permettrait de vivre plus convenablement aussi... Comment allait-il faire ? Qui avait besoin de lui ici? Les habitants de ce clan n'avait pas besoin de ce  qu'il représentait, ils n'avaient pas besoin d'un voleur, d'un tueur, d'un chef de guerre, ils n'avaient pas besoin d'une personne comme lui et pourtant Cheol Su comptait bien se faire sa place ici. Il le devait il l'avait promit . Il devait se débarrasser de ce passé qui l'empêchait de dormir toutes les nuits même si les rares fois ou il avait eu de la compagnie il avait mieux dormi. Il grimaça en pensant qu'il avait du aller chez ses femmes pour ne pas avoir à leur montrer l'étendu de sa pauvreté. Il était aussi minable que ça, ici, Cheol Su ne valait rien mais s'il trouvait le courage de faire les choses bien, d'ici peu il serait maire de cette ville...Cette pensée le fit pouffer de rire, seul devant son moelleux au chocolat il avait enfin sourit. Vraiment pitoyable...
Il releva la tête et aperçu le jeune serveur,  il semblait content mais épuisé au delà du possible et Cheol Su fronça les sourcils....Et si... Il se releva et chassa cette petite voix qui lui susurrait de laisser tranquille ces  honnêtes et pures personnes. Le jeune homme n'avait pas du le remarquer puisque lorsqu'il se rapprocha de Cheol Su il poussa un petit cri haut perché faisant un bond en arrière, les yeux affolés. Cheol Su se retint de rire, c'était exactement le genre de réaction qu'il désirait éviter le plus possible ! Le serveur s'inclina en s'excusant, sa gêne rosissant ses joues d'une adorable manière.

« Je suis désolé, vous … Vous … Je pensais que vous étiez parti. Je ferme normalement à huit heures trente et … Enfin … je … je suis désolé. »  Le jeune homme bafouillait et cela gêna Cheol Su, autant que ça l'amusa. Il secoua la tête en laissant un très mince sourire fleurir sur ses lèvres, lèvres qui lui firent mal tellement elles n'en avaient pas l'habitude. Comment allait-il aborder le sujet qui lui brûlait les lèvres ? Comment allait-il pouvoir proposer ça ? Il se mordilla la lèvre inférieure, embêté comme il n'avait pas l'habitude de l'être. Ici tout était nouveau, il ne pouvait plus ordonner il devait poliment demander.

« Je peux vous aider pour quelque chose ? Vous aviez l’air ailleurs ? Préoccupé ? »  Demanda le jeune serveur et Cheol Su le remercia silencieusement ; il venait sans le savoir de l'aider grandement.  
« Pour tout vous dire... Je vous observe depuis quelques minutes et je me demandais si par le plus grand des hasard vous recherchiez quelqu'un pour vous aider ? Ici dans ce café ? » Cheol Su se mordillait la lèvre, le petit bonhomme en face de lui n'en savait rien mais il jouait avec son destin, un destin bien peu attrayant mais au combien précieux aux yeux de Cheol Su. Pire dans tout ça, l'ancien hasty n'avait aucune qualifications, pas dans ce domaine et encore moins dans ce clan. Le jeune serveur était-il un simple serveur ou le gérant du café ? Cheol Su plongea son regard dans celui du plus jeune et pria. N'importe quel dieu mais il tenta sa chance.

L'homme en face de lui se mordilla l'intérieur de la joue et n'osa croiser son regard que quelques secondes et détourna les yeux, glissant sur le café vide de monde qui était bruyant quelques heures à peine et surtout plein à craquer.

« Si vous ne cherchez personne je comprendrais... C'est juste que j'ai eu l'impression que vous aviez besoin... D'aide. » Cheol Su buta sur ce mot, peu habitué à l'employer et pourtant, si le jeune homme avait besoin d'aide celui qui en avait le plus besoin ici c'était lui, l'ancien chef des Hasty.  
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pseudo : Shu' avatar : kim minseok - xiumin date d'inscription : 04/11/2015 messages : 84

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MessageSujet: Re: how long have you been alone ? || ft kim cheol su   Dim 15 Nov - 16:10

how long have you been alone ?

cheol su & xiao lu
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Normalement Xiao Lu n’était pas aussi pressé, aussi peu attentif aux autres. Mais vu qu’il avait fait un temps correct, ce samedi-là avait semblé sans fin. Il l’était peut-être. Honnêtement il n’avait même pas eu le temps de prendre une pause ou encore de manger, et il rêvait de se faire un chocolat chaud et de se caler au fond de son lit, mais non. Il devait encore ranger le café. Il avait également pensé le faire le lendemain. Mais bien souvent le dimanche il n’émergeait pas avant la fin de l’après midi, groggy et totalement dépaysé. Alors afin d’avoir toujours un lieu de travail propre et de n’avoir à se lever le lendemain qui pour cuisiner les pâtisseries et autres viennoiseries il se forçait à rester le samedi soir, à tout nettoyer de fond en comble et ce même s’il était fatigué, éreinté, ou au bord de l’évanouissement. Parce qu’il avait mal dormi la veille. Il s’était réveillé en sueur, tremblant, des relents de souvenirs lui donnant envie de vomir. Il s’était réveillé de ses cauchemars habituels avec l’impression d’être encore dans la maison de ses parents, le corps sale et des bleus ayant la forme de doigts imprimés sur la peau. Autant le dire qu’il avait fini la nuit sous la douche a tenté de faire partir cette désagréable impression de souillure sans forcément y arriver et qu’au matin il avait décidé que ça ne servait à rien et que le travail lui ferait oublier.

Et il avait oublié un temps. Il avait oublié le temps de courir entre son plan de travail et la salle, il avait eu le temps d’oublier quand il s’éclipsait un instant pour aller dans l’arrière salle chercher du lait frais ou encore des sacs de café pour remplir ses stocks qui se vidaient trop rapidement. Et il avait oublié le temps de son manège : bonjour, bienvenue, qu’est-ce qui vous ferez plaisir, ça fera autant, je vous l’apporte en salle, bonne fin de journée, au revoir. Il était rentré dans sa routine, ayant pris l’habitude depuis plus d’un an, essayant quand même de sourire aux clients, conscient qu’il se devait d’être poli et respectueux, mais à force le sourire était mécanique et il avait l’impression d’avoir vu tant de visage qu’il était incapable de s’en souvenir. Et le soir était venu. Heureusement il était venu marquant la fin du calvaire du samedi, enfin le pensait-il. Il avait juste commencé à tout ranger à peine conscient qu’il y avait encore quelqu’un dans son café. Si bien que quand il s’était retrouvé en face de lui, il en avait hurlé telle une fille, surpris de le voir là, et venait de passer au moins les cinq dernières minutes à s’incliner et à s’excuser, qu’il était ridicule.

Mais contrairement à ce qu’il forçait son esprit à croire, ce n’était pas le fait d’avoir été distrait, fatigué de la journée et de ne pas avoir pris conscience de son environnement qui le dérangeait. Non c’était cette impression dérangeante d’avoir été mis à nu. Après tout il n’agissait tellement pas de la même façon lorsqu’il était en présence de quelqu’un que seul. Seul, il avait les épaules qui s’affaissaient, le sourire plus triste, plus absent aussi, et un regard tellement triste qu’on se demandait souvent s’il n’allait pas pleurer dans les secondes à suivre. Et normalement personne ne le voyait comme ça. Il ne supportait pas. Il ne voulait pas qu’on le voit plus faible qu’il ne l’était déjà. Alors il se recomposa un masque. Rapidement son sourire revint après les multiples excuses, et toujours la tête basse qu’il tenta d’expliquer la situation, avant de demander s’il pouvait l’aider à quelque chose. Il se souvenait bien du client. Ca faisait bien deux heures qu’il était assis à cette petite table, le regard dans le vide, jouant avec le fondant au chocolat qu’il avait demandé. S’il avait eu plus de temps, Xiao Lu lui aurait sans doute offert un autre café et une oreille attentive, mais malheureusement le samedi il n’était pas là pour les autres. Malheureusement.

« Pour tout vous dire... Je vous observe depuis quelques minutes et je me demandais si par le plus grand des hasards vous recherchiez quelqu'un pour vous aider ? Ici dans ce café ? » Relevant la tête surpris, Xiao Lu ressemblait à s’y méprendre à une biche surprise en plein mouvement. Rien à faire il portait merveilleusement son nom à son plus grand désarroi. Est-ce qu’il avait besoin d’aide ? Honnêtement oui. Oui il n’arrivait pas à joindre les deux bouts au niveau travail, et il ne comptait que sur la compréhension de ses clients qui connaissaient bien sa situation et le fait qu’il était seul au café. Café qu’il avait monté seul, tentant de se construire un monde où les enfants n’avaient pas à être abusé, et où il n’aurait pu jamais à craindre son père ou encore la nuit qui arrivait.

« Si vous ne cherchez personne je comprendrais... C'est juste que j'ai eu l'impression que vous aviez besoin... D'aide.
- Oh ? Hein non ! C’est juste surprenant … » répondit-il assez hâtivement ses derniers mots se perdant dans un murmure.

Si Xiao Lu avait été n’importe quel Barista, il aurait accepté un sourire de remerciement aux lèvres, sans forcément y penser comme il le faisait maintenant. Parce que c’était une chose d’avoir quelqu’un pour l’aider, quelqu’un qui serait en salle alors qu’il pourrait donc préparer toutes les boissons chaudes et les desserts et autres sucreries qu’il proposait dans son petit café, mais c’en était une autre de côtoyer quelqu’un pendant une dizaine d’heures quand on avait peur des autres comme le jeune homme avait peur. Et sur le coup Xiao Lu se détesta d’avoir peur des gens, il se détesta d’être quasiment incapable de dire oui dès le début sans forcément chercher plus loin. Se mordant la lèvre à son tour, il se frotta brièvement les yeux avant, d’un signe de la main, d’inviter le jeune homme à le suivre vers le comptoir, laissant le torchon pour essuyer les tables sur la dernière sur laquelle il avait porté son dévolu.

« Installez-vous au comptoir » murmura-t-il tandis qu’il passait derrière celui-ci, préparant avec soin un café noir pour le jeune homme, et d’activer de quoi faire chauffer le lait sur sa machine à expresso afin de se faire son chocolat chaud qu’il ne boirait finalement pas dans son lit. Xiao Lu avait toujours eu une grande mémoire visuelle de même que des gestes précis et minutieux. C’est comme ça qu’il avait toujours su voler quand il était jeune, et c’était surtout comme ça qu’il avait très vite su faire d’excellent café. Posant la tasse de café noir fumante sur un plateau, il y ajouta son mug de chocolat chaud, de même que deux parts de la tarte au citron meringuée qu’il attrapa de sous une cloche, avant de déposer le plateau au niveau de l’endroit où le jeune homme s’était assis. Xiao Lu se débarrassa de son tablier avant de refaire le tour du comptoir, s’installant sur une chaise haute à côté de son peut-être futur employé. Parce que bon même s’il avait peur des gens, il savait également faire la part des choses. Il arrivait bien à travailler dans un café rempli de monde, il arriverait tout aussi bien à travailler avec quelqu’un non ?

« Vous avez déjà travaillé dans un café ? demanda-t-il avant d’attraper son mug de chocolat chaud, se cachant derrière tandis qu’il sirotait la crème pour cacher sa gêne. – Oh … pardon, comment vous appelez-vous ? » se reprit-il conscient que c’était la première chose qu’il aurait du demander. Il fallait qu'il se reprenne. Ce n'est pas comme si on allait le manger non plus.




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MessageSujet: Re: how long have you been alone ? || ft kim cheol su   Lun 16 Nov - 15:44


how long have you been alone ?
Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.
Le jeune homme releva la tête surpris et Cheol Su crut déceler en lui un «non» qu'il ne tarderait pas à entendre. Il se mordilla la lèvre inférieure et attendit que les secondes passent, chacune d'entre elles semblaient s'étirer à l'infini et il ne put s'empêcher de rajouter ;

« Si vous ne cherchez personne je comprendrais... C'est juste que j'ai eu l'impression que vous aviez besoin... D'aide. » Le plus jeune relève la tête, ses yeux si expressifs semblant encore plus surpris et il se dépêcha de répondre;
« Oh ? Hein non ! C’est juste surprenant … »

Cheol Su baissa la tête un peu embêté d'avoir été si rapidement jeté et il fronça les sourcils un cours instant ; depuis quand était-il si docile et si facilement découragé ? Ça ne lui ressemblait pas ! Pas du tout même ! Il ne portait pas ce surnom pour rien,  il avait été, il n'y a pas si longtemps que ça, un chef redouté et craint; mais ici on aurait dit que son obstination s'émoussait, que toute sa force de caractère disparaissait devant ces gens si gentils et si... Différents. Cheol Su ici, perdait ses moyens. Le jeune homme en face de lui semblait embêté, il semblait exténué et l'ancien Hasty s'en voulut d'avoir été cavalier. Mais au fond il avait besoin de ce travail.
Finalement le jeune homme en face de lui fit un petit signe de la main ; l'invitant à s’asseoir sur une des chaises hautes devant le comptoir. Il y prit place et regardait le jeune patron ; puisqu'il était évident qu'il l'était.  Il prépara quelques parts de gâteaux et posa devant lui une tasse d'un café si noir qu'on pouvait y apercevoir son propre reflet. Le jeune homme s'installa à côté de lui leur regards ne se croisèrent pas avant de longues secondes. Cheol Su fit de son mieux pour cacher son anxiété, il prit sa tasse de café et but une longue rasade qui lui brûla la gorge mais cela lui fit du bien et l'encouragea à ne pas baisser les bras.
Il devait changer en bien mais ne pas perdre les rares qualités qu'il possédait. Il ne devait pas laisser ce clan le ramollir. Il le fixa un instant et buvant une gorgée de ce qui semblait être un chocolat chaud, il lui demanda ;

« Vous avez déjà travaillé dans un café ? »

Cheol Su savait très bien qu'on lui poserait ce genre de questions, le genre de questions qui ne posent de problèmes à personne, en général. Mais que pouvait-il répondre ? Il n'avait pas d'expériences « normales » il n'avait plus rien à prouver dans son ancien clan, il avait pensé à mentir, mentir pour obtenir ce qu'il désirait, mais c'est déjà ce à quoi ressemblait son ancienne vie alors il avait décidé qu'il ne mentirait pas. Même si à cause de ça il n'arriverait peut-être jamais à trouver de travail. Il n'allait pas non plus dire toute la vérité, ne soyons pas fous. Il s'apprêtait à répondre lorsque le jeune patron lui demanda son nom.

« Cheol Su, Kim Cheol Su  » Dit-il le plus sereinement possible, conscient que dans sa vie d'avant, sa tante était la seule à encore l'appeler par son nom de naissance. Chez les clans normaux il était normal de donner son vrai prénom pas vrai ? Cheol Su secoua la tête, prenant une moue mi boudeuse, mi triste. « Non malheureusement je n'ai jamais travaillé dans un café... » Rajouta t-il dans un murmure audible mais ô combien douloureux à dire. « Mais je suis quelqu'un de rapide, j'apprends vite et surtout je ne suis pas bête. » Cheol Su décida que d'autres adjectifs ne lui correspondraient définitivement pas. Souriant ? Sociable ? Ouvert ? Il n'était absolument rien de tout ça mais... Il fronça les sourcils et essaya de se détendre un peu en prenant une légère inspiration.

« Je suis dans une situation un peu particulière, vous semblez avoir besoin d'aide dans ce café, moi j'ai besoin d'aide tout court. Et ce travail est important pour moi » Cheol Su tentait d'accrocher le regard de son interlocuteur et lorsqu'il y parvint il mit toute la sincérité dont il était capable dans ses yeux noirs. « Avec un employé si déterminé que moi vous pourriez en plus de faire plus de bénéfices, vous reposez plus souvent non ? Je ne demande même pas une paye incroyable... » Cheol Su reprenait du poil de la bête, en parlant il sentait ses anciens réflexes lui revenir ; parlant d'une voix plus assurée, plus déterminée et convaincante. « Je serais un employé modèle vous verrez... Pourquoi ne pas faire un essai et si je ne vous conviens pas vous n'aurez même pas à me payer et je partirai tranquillement. Quand dites-vous ? » Le jeune homme sentait qu'il gagnait la partie au fur et à mesure, plus sur de lui il se força et réussit à faire fleurir sur ses lèvres un sourire presque amical. Il n'était capable que de ça. »

Le jeune homme en face de lui esquissa un petit sourire timide et Choel Su fut content de lui même.
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MessageSujet: Re: how long have you been alone ? || ft kim cheol su   Lun 16 Nov - 22:52

how long have you been alone ?

cheol su & xiao lu
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Dire que Xiao Lu était dépassé était un euphémisme. Il était totalement perdu, et ce depuis que le jeune homme, Cheol Su, s’était présenté. Ca avait commencé doucement tout d’abord. Le fait qu’il n’avait jamais travaillé dans un café mais qu’il était rapide, pas bête, efficace. C’était ce qu’il pouvait rechercher chez un assistant. Mais par la suite il avait eu le droit à un grand discours. Et le jeune homme chinois s’était senti mal. Comme si les rôles étaient inversés. Il émanait une telle confiance du jeune homme coréen, à n’en pas douter de ses origines vu son nom, qu’il s’était senti mal. Envieux aussi. C’était comme un rappel douloureux que non il était tout bonnement incapable de se défendre comme ça. Que non s’il n’avait pas volé son dernier client il n’aurait pas pu ouvrir un café et aurait été sans aucun doute dans l’incapacité de se trouver un travail. Parce qu’il ne pensait pas avoir des qualités à défendre. Il se méprisait tellement. Il se sentait tellement insignifiant face à quelqu’un comme Cheol Su qu’il ne comprenait pas pourquoi ce n’était pas l’inverse, lui suppliant pour avoir un boulot, le coréen l’observant poliment, calculant le moindre de ses gestes.

« Je suis dans une situation un peu particulière, vous semblez avoir besoin d'aide dans ce café, moi j'ai besoin d'aide tout court. Et ce travail est important pour moi » Cette phrase. Cette simple phrase, elle avait réussi à accrocher les yeux de Xiao Lu dans ceux de Cheol Su. Parce qu’il avait beau avoir peur des hommes, des autres, de leurs touchers, de leurs commentaires, de leurs regards, il était tout bonnement incapable de ne pas aider quelqu’un. Parce qu’il n’était pas aussi cruel que ces personnes qui l’avait laissé moisir dans sa propre honte, sa propre souillure sans chercher à le sortir de cet enfer. « Avec un employé si déterminé que moi vous pourriez en plus de faire plus de bénéfices, vous reposer plus souvent non ? Je ne demande même pas une paye incroyable... » Il y avait tellement d’aisance chez ce garçon. Pas que dans sa façon de parler, il aurait pu convaincre n’importe qui, peut-être avait-il été négociant avant, qu’en savait-il. Mais non également dans son regard, dans ce regard sombre, noir, légèrement envoutant, dans ses mimiques, dans son timbre de voix, dans sa façon de bouger son corps. Oui il aurait pu convaincre n’importe qui et même Xiao Lu.

« Je serais un employé modèle vous verrez... Pourquoi ne pas faire un essai et si je ne vous conviens pas vous n'aurez même pas à me payer et je partirai tranquillement. Quand dites-vous ?
- Okay. » Ce fut d’une toute petite voix, un peu trop douce, qu’il donna sa réponse, derrière son chocolat chaud avec trop de crème par-dessus.

Un simple mot. Okay. Rien d’autre. Il ne savait pas s’il faisait une bêtise ou non, s’il n’aurait pas mieux fait de l’aider à trouver un travail ailleurs au lieu d’accepter d’engager un illustre inconnu. En y repensant il aurait même pu demander aux jeunes qui passaient souvent après les cours de lui donner un coup de main pour un peu d’argent. Mais non, il avait simplement accepté l’étranger en face de lui. Car c’était là le grand problème de Xiao Lu, il savait depuis quelques temps qu’il avait besoin de quelqu’un oui, mais il n’avait vraiment pris le temps d’en parler à quelqu’un, de déposer une annonce, ou tout simplement un mot sur la porte vitrée. Non parce qu’il avait peur. Il crevait de peur. Mais Cheol Su lui était tombé dessus et il ne pouvait pas faire marche arrière. Il n’avait pas le choix, c’est pourquoi il avait accepté simplement. Ce n’est pas comme si le jeune homme allait s’immiscer dans sa vie non plus. Il fallait qu’il se rassure là-dessus. Ce n’était pas un mal. Il n’était pas dangereux. La pire chose qu’il puisse arriver c’est que Cheol Su ne soit pas assez efficace … Seulement ça.

« Le café est ouvert de dix heures à huit heures trente. Il y a du monde vers midi et à partir de quatre heures jusqu’à sept heures en semaine, le samedi c’est non-stop. Commenta-t-il le regard perdu sur un point au dessus de l’épaule de Cheol Su. Il ne se sentait pas encore capable de le regarder droit dans les yeux tandis qu’il parlait. Parce qu’il n’était pas assez bien. – Vous vous occuperez du service en salle et de la caisse peut-être ? Je reste à l’arrière pour faire les commandes … Quelque chose du genre … »

Même s’il tentait d’expliquer ce qu’il attendait de Cheol Su, il y avait quelque chose qui l’avait intrigué chez lui. Dans sa façon de parler. Assez pour l’arrêter dans ses explications, ses yeux s’agrandissant légèrement. Reposant sa tasse qui ne pouvait décemment pas servir de bouclier contre le monde, il passa nerveusement sa main dans ses cheveux, détruisant sa coiffure savamment travaillé et laissant finalement sa frange lui retomber devant les yeux, une fois tout le gel qu’il avait mis sur sa tête parti. Penchant la tête sur le côté, il se mordit nerveusement la lèvre, une de ses mains attrapant une des cuillères pour commencer à jouer avec l’un des morceaux de tarte au citron meringuée qui se retrouva bien vite être dans un lamentable état. Il faut dire que si la réalisation qu’il avait eu été vraie, alors il avait sérieusement de quoi s’inquiéter.

« Etes-vous … Est-ce que vous venez … de Khurmen ? » bredouilla-t-il finalement, triturant encore plus nerveusement ses restes de tartes avec sa cuillère. Non parce que s’il venait du clan des Hasty, si son intonation était belle et bien celle de la ville dans laquelle il avait vécu avant, alors il comptait bien s’enfuir à toutes jambes vers la salle arrière et se réfugier chez lui pour les prochaines années à venir. Honnêtement Xiao Lu était tout bonnement effrayé d’entendre la réponse de son nouvel assistant. Il avait peur que l’autre l’ai déjà vu avant ou pire encore, qu’il sache ce qu’il était vraiment.

Une trainée.

Parce que dans le fond, on ne pouvait pas changer sa nature profonde. Il avait ouvert les cuisses pour de l’argent.  Il avait vendu son corps pour quelques bijoux. Et même si on l’avait forcé, le fait était tout de même là. Derrière son masque de garçon de café rangé, il était une créature des bas fonds.


Répugnant.




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MessageSujet: Re: how long have you been alone ? || ft kim cheol su   Mar 24 Nov - 0:31


how long have you been alone ?
Et je suis là près d'eux, vivant encore un peu, tuant le temps de mon mal, tuant le temps de mon mieux.

« Okay »
Ce simple mot empli Cheol Su d'une joie intense et si peu commune qu'il en est abasourdi ! Alors ce n'est pas un mythe ? Ici, dans les autres clans, surtout celui des wise on peut se faire aider sans rien donner en échange, on à pas à se vendre, à diler ou quoi que ce soit. Il suffit de demander sincèrement de l'aide et on vous l'accorde ?
Cheol Su n'en revient décidément pas, ce concept d'entraide est si absurde et étrange qu'il ne peut s'empêcher de douter, de froncer les sourcils en cherchant le piège. Oui il demandait de l'aide et on l'a lui a accordé,mais c'est si...Si... Incroyable qu'il peine à y croire. Il a presque envie de se pincer pour vérifier qu'il n'est pas en train de dormir.

« Le café est ouvert de dix heures à huit heures trente. Il y a du monde vers midi et à partir de quatre heures jusqu’à sept heures en semaine, le samedi c’est non-stop. »

Cheol Su hocha la tête attentif, il prenait note mentalement de tout ce qu'on lui indiquait et en général il avait une excellente mémoire, étrangement les faits banals de la vie quotidienne lui échappait encore ; comme si son cerveau ne choisissait de retenir  que les choses très importantes mais pas forcément utiles.
De dix heures à dix-huit heures... Le samedi entier. La cadence lui plaisait, après-tout il n'avait rien à faire de ses journées, ici personne ne lui devait rien, ne lui demandait rien et il devait gagner seul sa croûte. Il comprenait qu'il ne travaillerait pas le dimanche et sans savoir pourquoi ni s'il en aurait l'utilité, il fut content. Le jeune homme qui continuait de parler ne le fixait pas dans les yeux, il posait son regard sur un point fixe derrière son épaule et Cheol Su se fit à nouveau la réflexion qu'il avait vraiment un étrange nouveau futur patron.

« Vous vous occuperez du service en salle et de la caisse peut-être ? Je reste à l’arrière pour faire les commandes … Quelque chose du genre … »
« Avec plaisir, vos désirs sont des ordres. » S'entendit-il répondre presque machinalement, c'était la formule d'usage qu'on employait avec lui d'ordinaire ; à force de l'entendre dire il l'avait répété sans avoir réfléchit. Il se mordilla la lèvre inférieure et détourna le regard en essayant de faire comme si tout allait bien, essayant de rester cet homme sur de lui qu'il était une seconde à peine auparavant.

Il vit que le jeune homme en face de lui blêmit un peu, un étrange malaise passa entre les deux hommes et Cheol Su plongea son regard dans le menu écrit sur une tablette d'ardoise, accrochée près des pâtisseries. Tout à coup le menu le fascina. Il lut dans sa tête, essayant d'imprimer dans son cerveau si tourmenté et déjà plein à rebord, tous ces mots qu'ils découvraient parfois pour la première fois de sa vie.

« Etes-vous … Est-ce que vous venez … de Khurmen ? »

La question lui fit l'effet d'une gifle. Ainsi il avait déjà été reconnu ? Trahi par un je-ne-sais-quoi qui avait percé à jour sa couverture. Cheol Su se sentit pitoyable et peu fier de lui, lui qui avait été un excellent orateur manipulateur se retrouvait mit à nu en quelques minutes à peine.
Il cligna des yeux et bien que son cœur semblait sur le point d'exploser il sentit ses réflexes lui revenir, des réflexes qu'il aurait voulu ne jamais avoir mais qui malgré lui faisait entièrement parti de sa vie, de son être tout entier. Il se sentit calme tout à  coup et sourit, d'un sourire si trompeur qu'il parvenait lui même à s'y perdre ; il avait sourit de cette façon lorsqu'on avait coupé la main droite de son meilleur ami, il avait sourit ainsi lorsqu'il avait du prendre malgré lui la virginité d'une femme, il avait sourit ainsi lorsqu'on lui avait dit qu'il serait bientôt banni.
Alors il sourit encore, plongeant son regard noir dans les yeux de ce jeune patron si étrange.

« Non pas du tout ! Je  viens du nord, tout près de la capitale du clan des fearless ! Mais d'anciens hasty vivaient parmi nous et je pense qu'à force j'ai du prendre quelques intonations d'eux... » Son excuse était tout à fait plausible ; beaucoup d'hasty s'enfuyaient de leur clan et rejoignaient les montages des Fearless dans le but de se cacher et d'échapper à leur passé. Cheol Su avait  originellement prévu d'aller dans ses même montagnes mais il avait changé d'avis en cours de route.
Il espérait simplement que son patron le croit ; celui-ci semblait un peu mal à l'aise bien qu'il se soit détendu en entendant Cheol Su nier une évidence qui le mettait en danger. Cheol Su et tous les gens auquel il parlerait se retrouvaient potentiellement en danger mais Cheol Su s'était promis de ne rien faire de dangereux ou quoi que ce soit. Il décida de passer à autre chose ;

« Quand est-ce que vous voulez que je commence ? Patron... » Rajouta t-il en adressant au ledit patron un sourire amusé et amical. Il ne pouvait s’empêcher de trouver cet homme aussi mignon qu'une femme, une mignonne petite femme qu'il fallait protéger du monde extérieur... Enfin s'ils étaient chez les hasty, parce qu'ici ce mignon petit pâtissier ne semblait pas courir beaucoup de risques. Peut-être le risque de se faire draguer un peu trop souvent ?
Cheol Su sourit un peu en pensant à ça, s'ils avaient été chez les hasty, il n'aurait pas hésiter à draguer le petit serveur... Ici s'était une tout autre histoire.  
Il se releva de son tabouret et laissa son regard détailler chaque endroits du café , plus son regard s'attardait sur chaque détails présents plus il pouvait dire qu'il allait apprécier cet endroit. Même vide de monde on sentait une chaleur et un plaisir évident. A dire vrai le seul point négatif, la seule aura un peu sombre venait du gérant lui même, fatigué et... Angoissé (?) il dégageait quelque chose de totalement différent de lorsqu'il y avait des clients et Cheol Su finit par le détailler, le scruter, sans s'en rendre réellement compte. il avait l'attitude des soumis, des soumis, des esclaves, des mendiants, des prostitués du clan des hasty. Son propre clan. Il ne fallait pas se voiler la face, il ferait à jamais parti des hasty.
C'était même gravé sur sa peau.

« Et si vous me faisiez visitez les locaux une prochaine fois ? »
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MessageSujet: Re: how long have you been alone ? || ft kim cheol su   Mar 24 Nov - 9:51

how long have you been alone ?

cheol su & xiao lu
▬ please don’t hide, don’t hide, please ... how long have you been crying ? you… ♫

« Avec plaisir, vos désirs sont des ordres. » C’était cette phrase qui avait fait concevoir à Xiao Lu que la personne en face de lui venait sans aucun doute du même clan que lui. Ces simples mots et cette intonation qui l’avaient fait blêmir lui rappelant les mots similaires qu’il avait eu l’habitude de dire à ses clients. Vos désirs sont des ordres. Combien de fois avait-il pu dire ça, se présentant soumis à un client qui payait grassement son père, ne voulant pas passer par une maison close et préférant être servi au plus vite, sans paperasse sans contrat, si ce n’est une poignée de main et une liasse de billet échangées. Ce genre de phrase, cet accent, il connaissait très bien. Il avait après tout une tendance à avoir les mêmes intonations lors qu’il était énervé ou effrayé par quelque chose. Lorsqu’il n’avait plus le contrôle de lui-même et qu’il redevenait cette petite créature effrayée qu’il avait toujours été et dans le fond resterait. Car on ne pouvait pas oublier le passé. Il y avait des choses qu’on ne pouvait pas faire. Surtout quand ce dit passé vous hantait jusque dans vos rêves, jusque la veille encore, faisant qu’il avait encore une fois passé une nuit blanche. Encore, le laissant avec les sentiments à fleurs de peau et comme seule manière d’oublier une journée bien chargée et la pensée qu’il aurait du faire plus de pâtisseries, qu’il devrait se lever plus tôt lundi aussi pour récupérer la dernière livraison.

« Etes-vous … Est-ce que vous venez … de Khurmen ? n’avait pas pu s’empêcher de demander le Barista une pointe d’inquiétude dans sa voix qui heureusement n’avait pas été perçue par Cheol Su.
- Non pas du tout ! Je  viens du nord, tout près de la capitale du clan des Fearless ! Mais d'anciens Hasty vivaient parmi nous et je pense qu'à force j'ai du prendre quelques intonations d'eux... »

C’était plausible. Il avait après tout commencé à perdre son accent légèrement chantant du Sud ou encore ces expressions de Khurmen lorsqu’il s’était installé ici. On pouvait très bien prendre les habitudes des autres en les côtoyant. Et s’il ne savait pas si c’était vrai ou faux, Xiao Lu se décida à le croire répondant à son sourire éclatant par un petit de sa part. C’était déjà un énorme effort venant de lui. Sourire en dehors du travail. Sourire comme s’il ne crevait pas de peur. Il n’avait pas envie de savoir si c’était vrai ou faux finalement. Il regrettait même sa question. Pas envie de replonger dans un passé éreintant et honteux. Et puis il ne connaissait pas forcément tous les Hasty, et si par malheur Cheol Su en était vraiment un, s’il ne l’avait pas reconnu, c’est qu’il n’avait rien à craindre. C’était même plus simple de penser que le coréen venait bien du Nord, moins douloureux aussi. Parce qu’il ne fallait pas se leurrer. Il était une trainée. Ca lui collait à la peau. Pire c’était incrusté dans sa peau, dans les marques et les cicatrices qui courraient le long de son dos, lui rappelant les coups de ceinture de son père, les clients trop brusques et sans aucune pitié pour ce garçon à peine légal qu’on leur avait offert sur un plateau. Et même s’il s’était sorti de ce cercle vicieux, il y avait des choses qui ne trompaient pas chez Xiao Lu. Hélas il y avait toujours quelque chose pour lui rappeler ce qu’il était, le faisant se haïr toujours plus dès qu’il croisait son image dans un miroir.

« Quand est-ce que vous voulez que je commence ? Patron...
- Ah ! Lundi ? répondit-il hâtivement, avant d’enchainer assez vite, le rouge aux joues : – Je m’appelle Xiao Lu. Vous n’avez pas besoin de m’appeler Patron ou quelque chose du genre … »

Ce n’était pas quelque chose qu’il appréciait. Ce n’est pas comme s’il avait véritablement la tête d’un patron. Et puis pour lui, ce mot était associé à des personne à qui il avait du offrir son corps contre une poignée de pièces pour faire plaisir à son père. Ce n’était vraiment pas un terme qu’il aimait avoir associé avec lui. Tandis que Cheol Su s’était relevé pour examiner l’endroit, Xiao Lu en profita de son côté pour aller finir de nettoyer la salle et les quelques tables qu’il avait laissé de côté le temps de la discussion. Jetant un coup d’œil au coréen il fut heureux de le voir à l’aise dans ce petit café qu’était l’Azalea. C’était sa fierté. Sa plus grande fierté. C’était la preuve que les enfants abandonnés pouvaient s’en sortir. Malgré ce qu’il était, il s’en était sorti, et ce petit café si chaleureux en était la preuve. Il se souvenait encore être arrivé dans la ville, sans trop savoir quoi faire, se rappelant du chocolat chaud que lui faisait souvent cette dame dans le quartier à Khurmen, comme si elle savait sa douleur, et il avait eu envie de faire un peu comme elle. Et pendant que l’endroit était rénové, construit il avait étudié avec application, s’entrainant à l’aide de livre, apprenant à différencier un américano d’un café serré, apprenant qu’un latte n’avait pas autant de lait qu’on pouvait le croire. Sa fierté oui.

« Et si vous me faisiez visitez les locaux une prochaine fois ? Relevant la tête de son comptoir derrière lequel il était retourné après avoir fini la salle, il jeta un coup d’œil sur la pendule murale. Il était plus de neuf heures ! Déjà.
- Oh pardon, je ne fais jamais vraiment attention à l’heure, j’habite au dessus. Vous pourriez passer demain ? En fin d’après midi ? Quoi que c’est un dimanche … Est-ce que vous avez un endroit pour dormir au moins ? » continua-t-il inquiet. Il savait très bien qu’à cette heure-ci l’hôtel de la ville n’acceptait plus de client, et il ne voulait pas forcément le laisser dehors.

Rangeant torchon, plateau et vaisselle propre dans les placards il se tourna vers le Coréen. Il ne savait après tout rien de lui. Est-ce qu’il pouvait lui faire confiance ? Ne l’avait-il pas décidé en l’acceptant dans son café ? Il fallait qu’il arrête d’être sur ses gardes. De nouveau un sourire poli, il quitta l’arrière de son comptoir non sans avoir attrapé un jeu de clef près de la caisse enregistreuse. Il faudrait qu’il lui explique le fonctionnement pensa-t-il. Le fonctionnement de la caisse, les livraisons, les pourboires aussi. Oui ça serait pour le mieux si Cheol Su acceptait de repasser le lendemain dans l’après midi, pas avant parce que Xiao Lu comptait bien rattraper tout son sommeil en retard. D’une démarche chaloupée qu’il avait naturellement, reste de son passé, il s’avança vers le coréen qui était bien sûr plus grand que lui, après tout il avait la taille d’un adolescent pré-pubère au collège, et lui tendit les clefs qu’il avait récupéré auparavant.

« C’est les clefs du café, de la salle arrière, ah de la caisse enregistreuse aussi et … bref un peu de tout. » termina-t-il sa phrase dans un murmure soudainement intimidé par la situation. C’était après tout un grand changement dans sa vie.




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